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quand on est trop en colère soi même...
#1
Bonjour tout le monde,

j'accueille une petite fille de maintenant bientôt 9ans depuis 1an et demi.
Ca c'était mal passé chez son assistante familiale précédente car elle a un fort caractère autrement appelle "troubles du comportement"...
Bref : j'ai l'impression en ce moment d'arriver au bout de ma patience. Ça me fait peur. J'ai peur d'un jour avoir une mauvaise réaction d'énervement.

Quand elle monte en pression dans ses colères, cela devient très spectaculaire et je suis parfois moi aussi débordée. Je suis d'un naturel calme et tout le monde me trouve patiente. Mais là je ne me reconnais pas ! Au bout d'un bon moment à essayer de garder une voix calme, de l'aider alors qu'elle me crie dessus et me parle sans respect, il m'arrive de moi aussi me mettre à crier, sentir mon coeur qui va exploser, claquer une porte...

J'ai alerté la psychologue du service et j'aurai bientôt un rendez vous. Mais en attendant ? Et au quotidien ?
Avez vous déjà vécu situations semblables ?
Qu'avez vous mis en place comme sas de décompression ?

Je précise que je ne peux pas passer de relais, étant séparée depuis un an maintenant de mon ex mari et sans enfant...
C'est vraiment une relation duelle que nous avons la petite et moi. Et je crois qu'on en vois les limites...

Merci pour votre aide Shy
#2
Je comprends, voit elle un psy, comment es son suivi?
Dans un premier temps peut être demander un relais un week end par mois ou 2 fois/mois pour te soulager.

est elle scolarisée? milieu ordinaire ou autre?
#3
C'est vrai que d'avoir une autre personne qui fait tampon entre l'enfant et nous ça manque parfois.
Ce n'est pas impossible mais un peu plus difficile.

J'essaie de passer régulièrement du temps à l'extérieur, chez ma famille, ça m'aide à souffler.

Tu peux aussi te trouver une activité qui te permet de te défouler.
L'idée du relais n'est pas mal parce que ça te donnera un peu de temps pour toi.

Bon courage !!
#4
Comme je te comprends, j'ai déjà vécu aussi des moments où je me suis vue glisser vers une mauvaise humeur dangereusement chronique et des réflexes de plus en plus fréquents d'irritation et d'attitude de repli et de fermeture : tout le contraire de ce que je suis en temps normal et de ce que je veux être. l'image de l'enfant s'assombrit , on perd courage, espoir .... Bref on sent qu'il est urgent de prendre un peu de repos et de recul .

En attendant que du relais et/ou des vacances puissent s'organiser il faut gérer le quotidien. Ce qui m'a aidé c'est quand j'ai réalisé que dans cette relation éducative à l'enfant les choses ne sont pas à sens unique: il n'y a pas moi qui donne et lui qui reçoit, moi qui fais des efforts et lui qui en bénéficie . Même si ça n'est pas une ligne droite, l'enfant à sa mesure donne aussi, au moins par moments, à sa mesure il fait énormément d'efforts aussi , il fait de son mieux pour s’adapter, pour comprendre, pour survivre.

Il y a un petit endroit dans la relation où nous sommes à égalité , où nous pouvons nous parler "d'homme à homme" . Et c'est ce que j'ai fait et ça nous a fait un bien fou. J'ai parlé de mes efforts justement, de trop d'efforts sans doute parfois, de mes soucis pour lui, de ma fatigue parceque je ne suis pas forcément toujours wonder women etc. J'ai parlé aussi de ce que ça produit en moi les crises de colère et de violence, du fait que même si , en tant que grande personne je sais relativiser, comprendre et la plupart du temps gérer et bien réagir, il y a une part de moi que ça heurte, que ça blesse et que ça rend profondément triste.

Il s'est mis à parler de ce qu'il ressent aussi et même si ça n'a pas fait de miracle, il y a quand même eu un vrai changement. Heart
#5
Amulette, passe un contrat avec la petite. Explique lui que tu ne peux pas accepter qu'elle te crie dessus et te parle sans respect puisque toi tu lui parles calmement et que tu la respecte. Mettez vous d'accord sur une façon de faire dans ces moments là, qu'est-ce qui pourrait l'aider à se calmer? Quelle activité ? Quel endroit? Et toi qu'est-ce qui te permettrait de reprendre ton calme. Trouvez ensemble un signal (pense au langage non verbal, c'est parfois plus efficace qu'un long discours) sinon oui c'est évident qu'un relais régulier s'impose pour éviter cette relation duel permanente. Bon courage !