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Maladie spécifique
#1
Bonjour

je me questionne sur les problématiques d'accueil d'un enfant en famille d'accueil quand une maladie spécifique (épilepsie par ex) est diagnostiquée en cours de placement.

Comment gérer une telle situation, est-ce que la responsabilité de l'AF peut-être engagée si un accident survient ?
Sommes-nous suffisamment compétentes pour gérer de tels cas ?

Que pensez-vous de la continuité d'un tel accueil ?

Merci
#2
Bonsoir madoudou, très bonne question, mais je ne serais y répondre Blush Blush Blush
#3
Bien souvent, on découvre les maladies après le placement et c'est assez logique de continuer l'accueil avec les soutiens nécessaires . L'épilepsie se soigne et ce n'est pas ingérable . Si l'enfant venait à mourir ou être très mal , notre responsabilité ne sera pas engagée si l'on a fait ce que l'on nous a demandé de faire (traitement ou autre) .

Il me semble difficile d'arrêter un placement parce que l'enfant serait malade . Par exemple Clari a découvert la grave maladie de sa "glue" après le placement et elle fait avec et elle est la loin d'être la seule .

Pour ma part, j'ai gardé une fillette et découvert son epilepsie après son arrivée . Ce n'était pas bien méchant vu qu'elle n'a pas fait de crise spectaculaire mais j'ai bien donné le traitement et l'ai emmené chez un spécialiste régulièrement .

Je crois qu'un enfant malade n'est pas pire que certains enfants avec de gros troubles de comportements sauf si ils cumulent les deux ....
#4
Je ne saurais pas non plus te répondre madoudou.
Ici j’ai le souvenir d’une collègue qui a eu une situation un peu bancale, l’enfant était tombé gravement malade durant l’accueil, son état nécessitait une sonde parentérale pour l’alimenter. La collègue se chargeait du changement de cette sonde. En formation on nous avait dit de manière claire que ce type de soins ne nous incombent pas ils relèvent de la compétence d’une infirmière. Elle a donc souhaite stopper par peur de faire une erreur grave nuisant à la santé de l’enfant.
Ça a été très mal pris, l’enfant a été réorienté de nombreuses fois à cause de ça... alors qu’il aurait suffi de faire appel à une infirmière
Pour le cas de l’épilepsie je dirais que tant que le suivi est régulier et que l’enfant prend son traitement, pas de raison de penser à une réorientation squf si ça te fait trop peur et que tu ne te sens pas en capacité de gérer un enfant malade... c’est selon le ressenti de chacun
#5
justement c'est un "bonus" je dirais dans la prise en charge de cet enfant aux troubles multiples.

Les difficultés au quotidien sont gérables même si cela est très très fatigant.

Ce qui coince, aujourd'hui, c'est le travail du suivi médical avec les freins, mis constamment, par l'équipe.

J'ai fait un post sur l'encoprésie, l'énurésie, enfin solutionnés chez moi. Mais il revient de l'institut souillé avec des caleçons sales dans le cartable. Jusqu'à maintenant, j'ai lavé mais je vais arrêter.

Cela fait des mois que des examens spécifiques sont demandés, il a fallut une crise et une hospitalisation en urgence pour que l'on commence à s'occuper de sa santé.
10 mois qu'une consultation est prescrite par le généraliste, au vu des symptômes observés. Rien aucun rendez-vous.
Du fait de l'hospitalisation, le rendez-vous est fixé....dans plus d'un an.
Trois ans qu'il est question d'une IRM et toujours rien.

Voilà pourquoi je me posais cette question.
C'est une chose d'avoir un enfant malade avec des protocoles de soins.
S'en est, une autre, de signaler , et aujourd'hui, le diagnostic est fait, les souffrances de l'enfant et l'impossibilité de prise en charge médicale.
#6
Bonjour Madoudou,

Je suis désolée pour cet enfant que les soins soient reportés. Je travaille dans un département ou les prises en charge sont rapides, maladies spécifiques ou pas, et c'est très rassurant pour nous assfam, car il n'y a pas de freins dans les délais. D'ailleurs, nous travaillons avec notre hôpital pédiatrique de secteur, et comme ce sont souvent les mêmes spécialistes qui suivent les enfants que nous avons en accueil, prescrivent et prennent les rendez-vous pour eux directement, que nous les connaissons à force, tout est fluide. Notre service est d'ailleurs conscient de la nécessité pour les assfam de se faire accompagner lorsque les enfants présentent des troubles, qu'ils soient psy ou phy, car ne pas accompagner l'assfam c'est aller au-devant d'un arrêt de l'accueil.

Reste qu'en matière de soins le changement d'une sonde est de la responsabilité d'une infirmière. Je veille à suivre scrupuleusement toutes les recommandations des médecins, notamment pour les enfants suivis dans le cadre d'une ALD, car je ne veux en aucun cas me retrouver dans la situation où l'on pourrait me reprocher de ne pas avoir fait le nécessaire.

Dans ta situation je serais découragée de voir les choses se passer ainsi, c'est inadmissible de créer des différences de traitement entre les enfants placés et les autres. Ils sont couverts par l'assurance maladie, ils ont le droit d'être traités, point, il n'y a pas à discuter! Et est-ce que les référents ou éducs font partie du corps médical et peuvent décider d'autoriser à faire ou ne pas faire des actes médicaux? Si c'est le cas ils outrepassent leurs droits. Je ne reviens pas sur les actes non-usuels, il est bien entendu que les parents doivent donner leur accord le cas échéant, mais ici le service fait le nécessaire pour que les choses bougent lorsqu'ils traînent de trop pour le faire.

Bon courage à toutes, je regrette profondément que nous aussi ne soyons pas tous lotis à la même enseigne.
#7
Eh ben si ton service n'est pas foutu de soutenir la prise en charge médicale alors autant arrêter car si il arrive quelque chose, ça sera encore bien ta faute .

Un enfant épileptique doit subir des examens auprès d'un neurologue et avoir un traitement . Attendre un an , on croit rêver !
#8
Madoudou ton service est complètement à côté de la plaque...
Courage !!
#9
L'émail est parti
Avec comme à chaque fois les certificats médicaux et les besoins de l'enfant.
La question de la prise en charge en ALD est en stand by pour le moment. De toute façon, il a la CMU et se lancer, encore dans des difficultés supplémentaires ....

J'ai posé mes interrogations au sujet de la prise en charge de l'enfant et des suites qui seront données.

Un email adressé à plusieurs personnes et devinez quoi ?

La plupart de ces personnes sont absentes, mail automatique en retour. Angry Angry Angry

Par contre, le médecin généraliste m'a, demandé de ne pas lâcher et de la prévenir en cas de réorientation.
#10
Le côté positif, c'est que dans tout ce beau monde il y a au moins une personne qui se préoccupe de cet enfant.
Désolant...