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Somatisation
#1
Un therme inconnu pour moi jusqu'à ce matin.
La psy de la DT a mis les mots sur le comportement de la jeune que j'accueille. J'explique ,elle a toujours mal quelque part et se plain à longueur de journées. Donc ce matin ,ça tombait bien la psy du service a téléphoné car elle la suit depuis ses 4 ans( elle en a 14),j'ai donc exposé ce soucis car je ne savais comment réagir.
Et voilà ,Somatisation ,oui mais ça veut dire quoi au juste. Et bien en fait la personne atteinte de ce trouble a un mal être profond et n'arrivant pas à l'exprimer par des mots au bout d'un moment c'est le corps qui parle.
Si ce n'est pas pris en charge (suivi psy),la personne atteinte de trouble "psychologique" dans les cas les plus graves peut se transformer en maladie psychosomatique.
Et cette ado a trouvé inconsciemment cette façon de faire pour que l'adulte s'occupe d'elle, elle ne sait pas demander à l'adulte qu'elle a besoin ,je dois selon la psy détourner son attention quand elle vient vers moi et commence à dire qu'elle a mal quelque part en changeant de conversation ou simplement en lui disant que je suis la pour elle.
Une pathologie que je ne connaissais pas ,mais c'est compliqué à gérer. Je pense même que ses séances chez la psy sont insuffisantes.
Vous connaissez ,si oui comment gérez vous?
Merci
#2
Boucles d'or me faisait souvent ça au début.
Si elle se blessait elle en rajoutait des tonnes et parfois elle avait un souci à la cheville ou au bras, ou n'importe où, elle boitait, ...

J'ai fait ce que "ta" psy t'a conseillé.
J'ignorais beaucoup et finalement ça passait.
Elle voyait que ce n'était pas le bon moyen pour attirer mon attention.

Un jour elle c'est grattée à sang dans son lit, elle m'appelle en larmes "je saigne, je saigne".
Je suis venue, j'ai vu, j'ai donné désinfectant et pansement pour qu'elle se débrouille.
Ce n'est pas mon genre mais là je savais que c'était exprès pour que je m'occupe d'elle.
Je lui ai expliqué que ce n'était pas le meilleur moyen pour obtenir mon attention.

Ça paraît dure, parfois on peut culpabiliser mais au final c'est ce dont ils ont besoin.

Bon courage !!!
#3
A mon avis, c'est courant chez les enfants placés .

J'ai remarqué que l'un des miens avait souvent "quelque chose" et j'en tenais compte mais de façon assez légère , j'avais une huile de massage qui guérissait presque tout . C'est sûr que c'était une demande d'attention car ils sont toujours dans cette recherche d'exister .

Ce garçon a grandi comme ça et il en faisait même de l'humour en disant que chez nous, même à l'article de la mort, on est obligé d'aller à l'école , ce qui fait qu'au final, on n'est pas une mauviette comme certains .

Par contre, maintenant qu'il est adulte et en autonomie depuis 1 an environ , il a déjà fait 2 ou 3 séjours aux urgences pour spasmophilie, traitement aux anxiolytiques et compagnie ... J'en étais sûre qu'il serait comme ça alors que chez moi , le chocolat suffisait ...

Pour finir, je te conseillerais de ne pas trop paniquer par rapport à ce terme qui n'est certainement pas une maladie psychiatrique , c'est juste un mot pour décrire quelque chose de très courant chez l'enfant qui a vécu des choses difficiles . Bien sûr qu'il faut en tenir compte et l'aider mais pas de panique .
#4
C est vrai quand j y repense, l ado de 16 ans fait ça aussi parfois mais pas autant qu elle, c est du lever au coucher. Et ce qui me pose soucis, c est que sa psy m a dit que elle le fait depuis toute petite, elle est suivi depuis 10 ans quand même Undecided la thérapie ne fonctionnerai pas Huh
Et il ne faut surtout pas que je l ignore, mais lui faire comprendre qu'elle peut s autoriser de demander l aide et le soutien de l adulte,sans passer par ce fonctionnement.
#5
Et bien moi je l'ignore, enfin pas totalement je lui fais comprendre que j'ai vu, que j'ai compris, mais je détourne l'attention.
On en parle pas 3h.

Si elle y revient j'essaie de dialoguer pour comprendre mais pas toujours simple.

Le problème c'est que c'est la technique qu'elle a trouvé pour attirer l'attention de la maman.
Ces sœurs étant handicapés, elle voit bien qu'il y a une attention particulière qui leur est accordé.

En étant intransigeante dès le début, en l'aidant à ne pas en rajouter, en lui faisant comprendre qu'on peut s'intéresser à elle autrement, tout c'est nettement atténué.
#6
Citation :Et ce qui me pose soucis, c est que sa psy m a dit que elle le fait depuis toute petite, elle est suivi depuis 10 ans quand même Undecided la thérapie ne fonctionnerai pas Huh

Ce ne serait pas la première fois que l'on se demande à quoi sert un psy .... Confused
#7
Oui nounoudenfer Undecided
Re dès le reveil une plainte encore, elle s est griffée pffffff, je n ai pas relevé dans le coup elle s est adressée à l ado de 15 ans Exclamation
#8
Ado de 13 ans à la maison, toujours un « pet de travers ». L’infirmière du collège le connaît bien : un pansement par ci, un bandage par là...
A la maison c’est bobo quotidien : Minouchette j’ai mal là, Minouchette ça me démange, ça me pique, etc.
J’écoute les symptômes, donne une petite pommade ou passe à autre chose. S’il a une douleur je lui conseille de masser, mal à la tête je lui dit de se reposer et hop, c’est reparti !
Effectivement besoin d’exister, que l’on s’occupe de lui, voire le plaigne.
Par contre, ça n’est pas de la somatisation, c’est plutôt le malade imaginaire.

Est-ce que ta jeune souffre vraiment des maux dont elle se plaint Corinna ?